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Comment trouver sa voie quand on a un cerveau qui se lasse de tout très vite et qui change d’avis tous les 3 mois ?

Bienvenue dans le quotidien des esprits neuroatypiques et multipotentiels.


Tu es enthousiasmée par mille projets… puis plus rien. Ton énergie s’effondre. Tu changes d’avis, tu remets tout en question. Non, tu n’es pas instable. Tu es probablement multipotentielle et/ou neuroatypique. Ton cerveau est câblé pour explorer, pas pour s’enfermer. Mais alors, comment s’orienter dans la jungle professionnelle avec un esprit qui papillonne ?

1. Comprendre le mécanisme : ennui cognitif et dopamine

Le point de départ est neurobiologique, pas psychologique.

Chez les profils TDAH, HPI et multipotentiels, la motivation ne fonctionne pas comme chez la majorité des personnes. Elle dépend beaucoup plus de la stimulation cognitive, de la nouveauté, du sens et du niveau de challenge que de la simple volonté.

La dopamine joue ici un rôle central. Elle ne sert pas seulement à ressentir du plaisir. Elle est directement impliquée dans l’activation, l’élan, la capacité à s’engager et à maintenir un effort.

Concrètement, cela veut dire une chose très simple.
Quand ton activité devient trop routinière, trop prévisible ou trop pauvre intellectuellement, ton cerveau n’est plus suffisamment stimulé. La production dopaminergique chute. Et ton système interne coupe l’élan. C’est pourquoi la perte de sens est très fréquent chez les femmes TDAH.

Tu ne perds pas ta motivation parce que tu es immature.
Tu perds ta motivation parce que ton cerveau n’est plus nourri.

Tu peux très bien aimer ce que tu fais, être compétente, reconnue et pourtant ressentir une forme d’ennui profond, diffus, parfois même accompagné de fatigue mentale, d’agacement et de remise en question existentielle.

Une clé très concrète à intégrer ici est la suivante.
Quand tu te lasses, ne te demande pas immédiatement « est ce que je me suis trompée de voie ». Demande toi plutôt « qu’est ce qui a disparu dans mon quotidien de travail ».

Est ce que j’ai perdu la nouveauté.
Est ce que j’ai perdu la complexité.
Est ce que j’ai perdu l’apprentissage.
Est ce que j’ai perdu le sens.
Est ce que j’ai perdu la liberté d’expérimenter.

Ce qu’il faut retenir, c’est que ce n’est pas toujours ton activité qui pose problème, mais la manière dont elle est structurée. En d’autres termes : c’est souvent ton environnement, le problème.

2. Identifier les fausses croyances : “je dois choisir UNE voie »

C’est probablement la croyance la plus destructrice pour les femmes neuroatypiques.

Depuis l’école, on t’a appris qu’il fallait choisir un métier, une voie, une trajectoire, et t’y tenir. Que changer d’avis était un manque de constance. Que multiplier les projets était un signe de dispersion.

Ce modèle est pensé pour des profils linéaires, spécialisés, stables dans leurs intérêts.

Il n’est pas pensé pour des profils explorateurs.

De nombreux travaux sur la multipotentialité montrent que certaines personnes ne sont pas faites pour construire une identité professionnelle unique, mais plusieurs identités successives ou simultanées.

C’est notamment ce que défend Emilie Wapnick, connue pour avoir popularisé le concept de multipotentialité et l’idée qu’il n’existe pas, pour tout le monde, une seule vocation.

Dans son livre How to Be Everything, elle explique très clairement que la diversité d’intérêts n’est pas un défaut à corriger, mais une manière différente de créer de la valeur et de s’épanouir.

La même logique est défendue depuis longtemps par Barbara Sher dans ses travaux sur les profils qu’elle appelait les « scanners », des personnes capables de s’enthousiasmer profondément pour des domaines très variés.

Dans son livre I Could Do Anything If I Only Knew What It Was, elle montre que vouloir forcer ces profils à choisir une seule voie crée surtout de la frustration, de la culpabilité et un profond sentiment de décalage qui mène souvent au burn out et à la perte de sens.

La prise de conscience essentielle ici est la suivante.

Tu n’as pas à te demander dans quelle case professionnelle tu rentres.
Tu dois te demander dans quel type de fonctionnement professionnel tu t’épanouis.

3. Créer sa boussole interne

Si tu es neuroatypique, chercher un métier n’est pas suffisant.
Tu dois construire une boussole beaucoup plus fine.

Ta boussole repose sur ton fonctionnement réel, pas sur tes diplômes ni sur tes intitulés de poste.

Première clé très concrète. Identifie tes moteurs internes.

Qu’est ce qui, dans ton travail, te donne de l’énergie au lieu de t’en prendre.
Est ce l’apprentissage permanent ?
La création ?
La transmission ?
Le sentiment d’utilité ?
La profondeur relationnelle ?
La résolution de problèmes ?
La liberté d’organisation ?
L’impact ?

Deuxième clé. Clarifie ton rythme naturel.

As tu besoin de projets courts ?
De cycles rapides ?
De phases d’intensité suivies de récupération ?
Est ce que les tâches longues, répétitives et très étalées dans le temps te vident mentalement ?

Troisième clé. Observe ton besoin d’autonomie.

As tu besoin de décider par toi même ?
De structurer ton temps ?
De créer tes propres méthodes ?
De pouvoir ajuster en permanence ta manière de travailler ?

Quatrième clé. Analyse ton écologie de travail.

Le bruit, la pression sociale, les réunions inutiles, les conflits implicites, les injonctions hiérarchiques, les environnements très normés ont souvent un impact disproportionné chez les femmes neuroatypiques.

Une clé très simple à mettre en pratique est de décrire noir sur blanc ta semaine idéale non pas en termes de métier, mais en termes de fonctionnement.

À quoi ressemble une semaine où ton cerveau va bien.

Quand travailles tu le mieux ?
Dans quelles conditions ?
Avec quel niveau de liberté ?
Avec quel type de stimulation ?

C’est cela, ta boussole. Et c’est exactement ce travail d’introspection que je t’accompagne à faire dans l’accompagnement de groupe HÒZHÒ.

4. Choisir un fil rouge plutôt qu’une case

Une fois ta boussole clarifiée, l’étape suivante n’est pas de choisir une nouvelle voie.
C’est de concevoir un écosystème professionnel.

Un écosystème est un ensemble d’activités qui remplissent chacune un besoin différent de ton fonctionnement neuroatypique.

Très concrètement, tu peux avoir une activité socle qui sécurise ton revenu (un temps partiel par exemple), une activité créative qui nourrit ton besoin d’expression, une activité de transmission ou d’accompagnement qui nourrit ton besoin de sens, et des projets ponctuels qui stimulent ton cerveau par la nouveauté.

Cela permet d’éviter une erreur très fréquente chez les profils multipotentiels :

Faire porter à un seul métier l’ensemble de tes besoins psychologiques, intellectuels et existentiels.

Pose toi cette question très simple :

Si je répartissais mes besoins sur plusieurs activités plutôt que sur un seul poste, à quoi ressemblerait mon organisation idéale ?

Autre clé fondamentale.

Quand tu te lasses, n’interprète pas automatiquement cela comme un besoin de tout quitter.
Interprète le plutôt comme un signal d’ajustement. Un besoin de réglage.

En tant que femmes TDAH nous évoluons très vite et il faut être prête à accepter le besoin de mouvement et de changement de notre cerveau.

Parfois, il suffit d’ajouter une nouvelle brique à ton écosystème.

Un nouveau public.
Un nouveau format.
Un nouveau projet transversal.
Une nouvelle manière de transmettre.
Une nouvelle dimension créative.

Ton cerveau n’a pas forcément besoin d’un virage à cent quatre vingt degrés.
Il a souvent besoin de renouvellement interne.

Conclusion

Tu n’as pas besoin de te forcer à rentrer dans la norme pour réussir.

Tu as besoin d’apprendre à comprendre ton fonctionnement.

À reconnaître les signes d’ennui cognitif.
À planifier des phases de renouvellement.
À construire une activité suffisamment souple pour évoluer avec toi.

Le vrai travail, pour une femme neuroatypique, n’est pas de trouver sa voie.

C’est de créer un terrain de jeu professionnel, une constellation, un écosystème pluriel qui respecte ENFIN son cerveau.

Neuroatypie, TDAH et Vie professionnelle

novembre 13, 2025

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